Bestiaire érotique du devenir animal-machine
Année(s) : 2026-2028
Financement : PAFARC UQAM Appui à la recherche-création
Ce projet s’intéresse aux formes narratives et mythologiques que permet l’IA générative, en les inscrivant dans la continuité historique de la représentation érotique, tout en interrogeant les dimensions affectives et sensorielles des relations entre êtres vivants et machines. À travers la conception d’un bestiaire hybride, héritier des catalogues médiévaux de créatures réelles et imaginaires, il explore ces potentialités créatives tout en questionnant, dans une perspective posthumaniste, les normes du désir et de l’érotisme face à l’homogénéisation algorithmique des imaginaires. Nouvelle forme de média interactif aux enjeux écologiques, sociopolitiques et ontologiques, l’IA générative s’inscrit dans la continuité des mythologies numériques de l’internet tout en les reconfigurant. Si les creepypasta, ces récits d’horreur collaboratifs nés sur les forums du Web 2.0, mettaient en scène la vulnérabilité et la porosité de l’identité dans les environnements en réseau, la figure du Shoggoth, monstre lovecraftien récemment adopté par la communauté IA pour désigner l’impénétrabilité des grands modèles de langage, suggère que les machines font désormais l’objet d’une nouvelle mythologisation. Dès lors, comment l’IA générative reconfigure-t-elle ces imaginaires collectifs, et quelles nouvelles formes de sensualité et de désir rend-elle possibles ?
Projet réalisé avec Hexagram et le Laboratoire Musiques cachées du Groupe de recherche-création en médiatisation du son (GRMS).
Chercheur principal
Co-chercheur.euses
Sofian Audry
Adam Zaretzky (Université Ionienne)
Doctorants
Frédérick Maheux (UQAM)
François Lespinasse (Concordia)
Collaborateur.ices
Gwendoline Lüthi (Ordre Professionnel des Sexologues du Québec)
Anne-Marie Nolet (UQTR)